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Cadernos de Folclore – Capoeira – Edison Carneiro 1975.

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Avocat de formation, historien, ethnologue et écrivain, Edison Carneiro (1912-1972) dédia sa vie à préserver la culture populaire afro-brésilienne. Auteur de nombreuses réflexions sur la culture noire au Brésil, dont la Capoeira et le Candomblé, sujets difficiles, objets d' idées préconsues et de discriminations, il eu énormément de difficultés à faire reconnaître son travail par la société.

Métis donc lui même exposé aux préjugés ethniques, il employa des années à analyser et défendre les manifestations de la culture noire au Brésil discriminées et dévalorisées par une société qui exaltait la culture européenne.

Il créa en ce sens une Comissão Nacional do Folclore et un Museu do Folclore (Rio de Janeiro) qui porte aujourd'hui son nom.


  • Negros Bantos, Editora Civilização Brasileira, Rio de Janeiro, 1937

  • O Quilombo dos Palmares, Editora Brasiliense, São Paulo , 1947

  • Castro Alves, 1947

  • Candomblés da Bahia, Editora Museu do Estado da Bahia, Salvador, 1948

  • Antologia do Negro Brasileiro, Editora Globo, Porto Alelegre, 1950

  • A Cidade do Salvador, 1954;

  • A Conquista da Amazônia, 1956;

  • A Sabedoria Popular, 1957;

  • Insurreição Praiana, 1960;

  • Religiões Negras, Editora Civilização Brasileira, Rio de Janeiro, 1963



Cadernos de folclore 1 – Capoeira. Rio de Janeiro 1975

Edités quelques années après la mort de son auteur, les Cadernos de folclore – Capoeira nous proposent des informations basiques sur la capoeira : son histoire, ses mouvements, l' histoire de ses chants et instruments...ils nous introduisent aux capoeiristes qui ont fait l' histoire de la capoeira au XIX ème siècle et au début du XXème, le contexte social dans lequel des hommes libres ont tracé la route de cet art qu' est maintenant la capoeira. Son évolution des impératifs défensifs à un jeu entre amis sans perdre son sens initial.

Dans cette oeuvre, Carneiro affirme sa préférence pour la capoeira angola, dans le contexte (il est bon de le rappeler) de sa quasi-disparition au cours des années 1970 - on ne remerciera jamais les personnes telles que le Mestre Moraes pour le travail effectué au début des années 1980-. Après avoir cité quelques uns des plus célèbres capoeira de l' histoire tels que Manduca da praia, Besouro venenoso et bien d'autres, il cherche donc à définir et détailler les caractéristiques de la capoeira dans les trois grandes villes noires du Brésil : Recife, Salvador et Rio de Janeiro, le lien avec le frevo -musique et danse de Recife où certains pas sont assimilés à des coups-, le batuque ou la dissolution des maltas (bandes armées de Rio de Janeiro). Dans sa description, il nous fait aussi part de ses notes quant au nom des mouvements et des coups.

Mestre Bimba n'est absolument pas cité comme capoeiriste et ne trouve grâce à ses yeux que pour ses talents de joueur de berimbau.

A capoeira popular, folclorica, legado de Angola, pouco, quase nada tem a ver com a Escola de Bimba.
Os bons capoeiristas da Bahia eram, até poucos anos, o pescador Samuel Querido de Deus e o estivador Maré, ambos da capital, e Siri do Mangue, de Santo Amaro. Outros capoeiristas conhecidos eram “o capitão” Aberrê, Juvenal, Polu, Onça Preta, Barbosa, Zepelin...”
page.14


Il définie ensuite les différents types de jeux existants (dans la capoeira angola), liés selon lui non seulement à la façon de jouer, à la musique mais aussi à la disposition des joueurs.

“Os capoeiras distinguem vários estilos de vadiação – pelo jeito de jogar, pela música, pela disposição dos jogadores. Assim temos
- Capoeira de Angola
- Angolinha
- São Bento Grande
- São Bento Pequeno
- Jogo de Dentro
- Jogo de Fora
- Santa Maria
- Conceição da Praia
- Assalva Sinhô do Bonfim


Le rapport à la musique dans la capoeira est d' ailleurs un sujet cher à Carneiro car il y consacre la quasi-moitié de son ouvrage, expliquant l' origine de certains chants et le lien fort existant avec le candomblé mais aussi en consacrant six pages sur dix-neuf à l' introduction du berimbau au Brésil et dans la capoeira.


Et c'est d'ailleurs pour cette dernière partie que je vous invite à lire les Cadernos de Folclore – Capoeira tant les précisions bibliographiques sont grandes. En espérant un jour, une version française car cet ouvrage reste une référence abordable tant pour les novices que pour les plus avancés curieux de varier les points de vue sur leur art. On regrettera cependant que le photographe (ou les photographes) dont les superbes images enrichissent l' édition ne soit pas crédité ou remercié.

 

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