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Sujet : Capoeira angola, mais qu'est ce que c'est?
angel of silence
28 messages
Posté le 08-05-2006 à 17:11:07

Et bien voilà, je suis nouveau et je ne pratique pas encore la capoeira, mais j'avoue que ça me tente de plus en plus...
Cependant, j'apprend qu'il y a plusieurs styles dont la capoeira angola, donc voilà ma question, c'est quoi exactement la capoeira angola?
Merci beaucoup.

  répondre en citant    voir le profil de angel of silence    email angel of silence  
bagueta
92 messages

Posté le 09-05-2006 à 12:58:40

la capoeira angola est la capoeira traditionnelle dont les esclaves se servaient pour se défendre...si tu en fais tu vas beaucoup travailler les mouvements traditionnels(moi je fais de la angola et je trouve ça vraiment trés enrichissant culturellement...)
si elle s'appelle la capoeira ANGOLA c ke les esclaves d'angola ont été les premiers à etre envoyés o brésil...mais la capoeira est née o brésil.

maintenant il y a aussi la capoeira regionale ki elle peut etre plus facilement assimilée à un art martial...si t'en fais tu feras + des sauts perieux, des sauts de la mort ...enfin pas beaucoup de choses ke faisaient les esclaves...

voila j'espere t'avoir assez bien renseigné... maintenant à toi de faire ton choix...

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...capoeira é minha vida, minha vida é capoeira...

  répondre en citant    voir le profil de bagueta    email bagueta    site internet de bagueta  
Super Sonik
822 messages

Posté le 09-05-2006 à 16:03:58

bagueta, c'est un peu subjectif...

moi je ne fais jamais d'acrobatie quand je joue, et la vision de la capoeira diffère beaucoup selon les groupes (il y en a qui sont en effet plus acrobates que d'autres).

Il vaut mieux éviter ces jugements, pcq tu ne parles pas de la regional, mais de la capoeira. on fait la même chose...
sinon je pourrais dire que les angoleiros ternissent l'image de la capoeira parce que ce sont des rastas fumeurs de joints.

bref, généralise pas.

  répondre en citant    voir le profil de Super Sonik    site internet de Super Sonik  
ofineth
930 messages

Posté le 09-05-2006 à 19:26:37

Mais n'importe quoi Bagueta........Tu crois que la Regionale c'est celui qui saute le plus haut??

Je sais meme pas pourquoi je réponds........Ah si pour éviter qu'un mec qui commence se prenne direct des préjugé dans la tête.......

Et sinon, si tu pouvais éviter ce style sms un peu lourd.......T'inquietes pas, y a pas de crédit forum, en écrivant plus long tu risque pas de bousiller ton forfait!
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Bahia bahia!

  répondre en citant    voir le profil de ofineth    email ofineth  
angel of silence
28 messages
Posté le 09-05-2006 à 21:58:40

Bon calmez-vous les gars, je voulais juste avoir une réponse qui me semble être subjective. Mais bon, j'ai au moins un avis, si quelqu'un d'autre veut répondre.
  répondre en citant    voir le profil de angel of silence    email angel of silence  
bagueta
92 messages

Posté le 09-05-2006 à 23:09:00


je vois que je fais de l'effet...
bon c'est vrai que je n'est pas vraiment vanté les mérites de la régionale...
je vais essayé de faire mieu... a vous de me dire si c bon...
la capoeira régionale fut inventé par mestre Bimba au 19° siècle et demeure la référence aux yeux du grand public. Sa caractéristique principale reside dans son aspect purement spectaculaire. Lors d'un jeu de Capoeira régionale, la musique s'emporte et incite le capoeiriste à accélérer la vitesse de ses mouvements.
La Capoeira Régionale s'adapte donc idéalement aux spectacles.

voila...à la votre
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...capoeira é minha vida, minha vida é capoeira...

  répondre en citant    voir le profil de bagueta    email bagueta    site internet de bagueta  
bagueta
92 messages

Posté le 09-05-2006 à 23:18:04
Message modifié le 09-05-2006 à 23:32:44 - Voir l'original

au fait ofineth...le langage sms un peu lourd j'ai pas vraiment compris...si tu veux bien me citer les fautes que j'ai pu commettre dans mon commentaire précédent ce serait gentil car je ne les vois pas. si c'est juste un petit "ke" au lieu de "que" et un "o" au lieu de au" qui t'empeche de dormir la nuit c'est bien dommage...
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...capoeira é minha vida, minha vida é capoeira...

  répondre en citant    voir le profil de bagueta    email bagueta    site internet de bagueta  
ofineth
930 messages

Posté le 10-05-2006 à 17:40:36

Ca m'empeche pas de dormir la nuit, mais comment veut tu qu'un brésilien apprenant le français par exemple, en lisant ce forum tu lui montre le mauvais exemple.....Pareil pour tout le monde, c'est une question de respect...

Bref, l'affaire est close.


[quote]Sa caractéristique principale reside dans son aspect purement spectaculaire. Lors d'un jeu de Capoeira régionale, la musique s'emporte et incite le capoeiriste à accélérer la vitesse de ses mouvements.
La Capoeira Régionale s'adapte donc idéalement aux spectacles.[/quote]

I) Des jeux angola peuvent être rapides.....Et des jeux regionale lents.

II) Jusqu' a présent, on m'a appris que la musique évolue en fonction du jeu qui a lieu dans la roda, et pas l'enverse.....

II) "La musique s'emporte", Ca veut dire quoi, qu'elle est plus maîtrisée?? Erreur de vocable, ca arrvie même aux meilleurs .



Mais c'est dejà ieux comme définition!


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Bahia bahia!

  répondre en citant    voir le profil de ofineth    email ofineth  
paltou
1154 messages
Posté le 11-05-2006 à 13:03:14

la régional convient a spéctacle ...mmmmm! monte sur ma scene qu'on se fasse un film d'horreur!!! mdr
  répondre en citant    voir le profil de paltou    email paltou  
bagueta
92 messages

Posté le 12-05-2006 à 16:23:41


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...capoeira é minha vida, minha vida é capoeira...

  répondre en citant    voir le profil de bagueta    email bagueta    site internet de bagueta  
cininho
87 messages

Posté le 24-05-2006 à 14:52:34

Et voila si avec ça tu n'est pas super reinseigné!!!

Formalisation de la capoeira


La dictature de Getulio Vargas qui a débuté en 1930 marque un tournant essentiel pour la capoeira. D’une part elle était interdite de pratique à Salvador de Bahia et était stigmatisée comme on l’a vu auparavant. Vargas dans une politique populiste va permettre la pratique de la capoeira de façon « surveillée », elle pourra être pratiquée à condition d’en informer la police et que cela se fasse dans un espace privé. Cette acceptation officielle de la pratique de la capoeira marque le début de son academisation et surtout la division de celle ci en deux courants : capoeira regional et Angola.

La politique de la dictature de Vargas voulant instaurer un sentiment patriotique exacerbé, a établi des symboles nationaux représentant un Brésil populaire et nationaliste. La capoeira devient symbole de sport national, elle est aussi vue et décrite comme faisant partie du folklore de la même façon que le candomblé, le batuque et beaucoup d’autres pratiques.

« La « rhétorique du corps » de Vargas consistait en ceci : il imaginait que pour qu’une société soit organisée et fonctionne comme une machine, il était nécessaire que les personnes ( et leur corps) soient éduquées depuis leur plus jeune age. Ainsi, il rendit obligatoire l’enseignement de l’éducation physique dans les écoles, et imagina que la capoeira pourrait lui apporter un appui populaire. Il ne pensait pas au mode traditionnel de la capoeira, incluant malandragem, rituel, amusement et art, mais à un sport de lutte sérieux, doté d’une méthode d’enseignement ressemblant à celle des écoles blanches, des grades ressemblent à la hiérarchie de l’armée, et d’une mentalité en accord avec les objectifs de la « nouvelle société : compétition, efficacité, technique et bureaucratie »

Cette récupération a tout d’abord ouvert la possibilité à la capoeira de se montrer plus librement mais surtout de rentrer dans un système économique auquel elle n’avait pas accès. C’est à cette période que le tourisme vers le Brésil commence à trouver son essor. Ce sera par la suite que la capoeira sera aussi vue dans les lieux touristiques comme « divertissement folklorique pour les touristes », ce qui deviendra un des principaux moyens de gagner sa vie pour nombre de capoeristes. Les demandes de la part des préfectures pour des « représentations » se multiplient alors et la formalisation de la capoeira commence peu a peu à s’établir.
C’est une rupture très importante car tout changement demande une adaptation, et pratiquer une capoeira de malandro n’est pas bien vue des touristes, alors il a fallu l’adoucir puis faire place au « spectacle » .

Ce sera mestre Bimba, Manoel dos Reis Machado qui effectue le plus grand changement en créant la capoeira regional. Bimba pratiquait la capoeira depuis l’age de 12 ans, il aurait été initié par un africain nome Bentinho dans le quartier de Liberdade. Premièrement il a ajouté des mouvements d’arts martiaux comme le jujitsu, la boxe ou encore la lutte greco-romaine, ce qui a donné un style de capoeira beaucoup plus aérien et acrobatique. Deuxièmement il a crée une méthode d’enseignement basée sur des séquences de mouvements. Troisièmement il a fondé la première Académie de capoeira regional à Salvador de Bahia, où l’on payait pour suivre des cours et où sa pédagogie était appliquée. Cette nouvelle capoeira plus « sportive » attira de nouvelles populations, et l’Académie de Bimba s’est vue fréquentée par des universitaires et des Blancs de classe sociale aisée. L ‘organisation comporte l’apparition d’une tenue pour pratiquer la capoeira, le pantalon « abada » aux couleurs de l’Académie et le tee-shirt ou apparaissent visiblement le nom du mestre et de l’Académie. Bimba va aussi instaurer une graduation, donc une formation officialisée par un diplôme et par des cordes de couleurs différentes selon le grade, nouées à la ceinture.
Les académies vont se multiplier, la capoeira va s’organiser et se formaliser en un statut de sport. Elle va se répandre jusque dans l’armée et les écoles où elle sera pratiquée dans le cadre de l’éducation physique. Elle sera officialisée comme « sport national » lors de la rencontre de Bimba avec Getulio Vargas en 1953.

Cet essor de la capoeira regional va entraîner avec elle en quelque sorte la « capoeira ». Ce sera mestre Pastinha qui sera le représentant des changements de l’autre capoeira dite angola, vue comme celle étant pratiquée « avant » ou « originelle ».
L’appellations Capoeira « Angola » vient en réponse à l ‘appellation « Regional » pour différencier les deux. Il y a plusieurs explications au sujet de cette appellation. L’une d’entre elles serait que Edison Carneiro se serait trompé dans sa classification sur la capoeira, il en aurait différencié neuf catégories au total. Il semble qu’il aurait mélangé les rythmes du berimbau avec des catégories. Pastinha aurait repris l’erreur de Carneiro pour nommer la Capoeira Angola, comme un des rythmes du berimbau.
L’autre hypothèse serait que Pastinha aurait donné ce nom en référence aux esclaves d’origine Bantous, majoritaires à Salvador.

Vicente Ferreira Pastinha, né un 5 avril 1889 à Salvador de Bahia, aurait appris la capoeira avec Negro Benedito originaire d’Angola, à l’âge de 10 ans. Etant enfant Pastinha aurait eu des problèmes avec un enfant de son quartier qui l’aurait passé a tabac à la moindre occasion. Benedito ayant assisté plusieurs fois a la scène aurait proposé à Pastinha de lui apprendre un moyen de se défendre. Pastinha aurait accepté et peu de temps après il aurait donné une leçon a son persécuteur. Et c’est ainsi que son histoire avec la capoeira aurait commencé.

« Quando eu tinha uns dez anos - eu era franzininho - um outro menino mais taludo do que eu tornou-se meu rival. Era só eu sair para a rua - ir na venda fazer compra, por exemplo - e a gente se pegava em briga. Só sei que acabava apanhando dele, sempre. Então eu ia chorar escondido de vergonha e de tristeza (...)”
“Um dia, da janela de sua casa, um velho africano assistiu a uma briga da gente. ‘Vem cá, meu filho’, ele me disse, vendo que eu chorava de raiva depois de apanhar. Você não pode com ele, sabe, porque ele é maior e tem mais idade. O tempo que você perde empinando raia vem aqui no meu cazuá que vou lhe ensinar coisa de muita valia. Foi isso que o velho me disse e eu fui (...)”
“Ele costumava dizer: não provoque, menino, vai botando devagarzinho ele sabedor do que você sabe (...). Na última vez que o menino me atacou fiz ele sabedor com um só golpe do que eu era capaz. E acabou-se meu rival, o menino ficou até meu amigo de admiração e respeito (...).
« Aos doze anos, em 1902, eu fui para a Escola de Aprendiz de Marinheiro. Lá ensinei Capoeira para os colegas. Todos me chamavam de 110. Saí da Marinha com 20 anos (...). Vida dura, difícil. Por causa de coisas de gente moça e pobre, tive algumas vezes a Polícia em cima de mim. Barulho de rua, presepada. Quando tentavam me pegar eu lembrava de mestre Benedito e me defendia. Eles sabiam que eu jogava Capoeira, então queriam me desmoralizar na frente do povo. Por isso, bati alguma vez em polícia desabusado, mas por defesa de minha moral e de meu corpo(...). Naquele tempo, de 1910 a 1920, o jogo era livre
'Passei a tomar conta de uma casa de jogo. Para manter a ordem. Mas, mesmo sendo capoeirista, eu não me descuidava de um facãozinho de doze polegadas e de dois cortes que sempre trazia comigo. Jogador profissional daquele tempo andava sempre armado. Assim, quem estava no meio deles sem nenhuma arma bancava o besta. Vi muita arruaça, algum sangue, mas não gosto de contar casos de briga minha. Bem, mas só trabalhava quando minha arte negava sustento. Além do jogo trabalhei de engraxate, vendia gazeta, fiz garimpo, ajudei a construir o porto de Salvador. Tudo passageiro, sempre quis viver de minha arte. Minha arte é ser pintor, artista (...).”
Como era o ensino na sua mocidade ?
« cabo de mato. Em cada Districtos tinha mestre para ensinar e nos dias de festa, era de regras, prestar contas, mostra os alunos, mostra coisa nova, truques, inrêdos, enprovisando, e o mestre em geral, classificavam com uma argola, era o premio, era de grande valor, prova de merecimento, Angola ou Gêge. »



( « Quand j’avais un peu près dix ans j’étais maigrichon. Il y avait un garçon qui étais plus fort que moi et il est devenu mon rival. Il suffisait que je sorte dans la rue pour aller au marché pour faire des courses, par exemple et on se bagarrait. Je sais seulement que je finissais toujours par ramasser. Alors je me cachais et j’allais pleuré d’honte et de tristesse. Un jour, de la fenêtre de sa maison, un vieux africain assistait a notre bagarre. Et il m’a dit : viens ici mon fils, en voyant que je pleurais de rage après avoir ramassée. Tu ne peux pas avec lui. Tu sais parce qu’il es plus grand et plus âgé. Le temps que tu pers en jouant au cerf-volant, tu viendras dans ma petite maison car je veux t’enseigner une chose de grande valeur. C’est ce que le vieux m’a dit et je suis allé.
Il avait l’habitude de dire : ne provoque pas mon garçon, doucement, laisse de cote ce que ce garçon croit savoir de toi. La dernière fois qu’il m’a attaqué je lui ai fais savoir d’un seul coup de quoi j’étais capable. J’acheva mon rival, le garçon est même devenu mon ami, et il a eu admiration e respect pour moi.
En 1902, j’avais douze ans et je suis allé a l’école de la Marine. La j’enseignais la capoeira à mes collègues. Ils m’appelaient tous de 110 (très bon). Je suis sorti de la marine a mes vingt ans. Une vie dure et difficile. A cause d’histoires de jeune et de la pauvreté j’ai eu quelques fois la police sur mon dos. Du a un peu de bruit dans la rue, et du bordel qu’on faisait. Quand ils essayaient de m’attraper je me rappelais de mestre Benedito et je me défendais. Ils savaient que je faisais de la capoeira et ils voulaient me déshonorer devant le peuple. C’est pour cela que j’ai battu quelques fois dans quelque policiers désabusés, mais pour défendre ma moral et mon corps. A cette époque vers 1910 à 1920, le jeu étais libre. J’ai commencé a surveiller l’entré d’une maison de jeu. Pour maintenir l’ordre. Mais , même si j’étais capoeriste, je ne me privais pas d’un petit couteaux de deux pouces et deux coupes que je prenais toujours avec moi. Les joueurs professionnels de cette époque étaient toujours armées. Ainsi, qui se retrouvait au milieu d’eux sans aucune arme était bête. J’ai vu du bordel, un peu de sang, mais je n’aime pas raconter des choses sur mes bagarres. Bien, mais je « travaillais » (je le faisait) seulement quand mon art ne me permettait pas de survivre. En plus du jeu, j’ai travaillé comme cireur de chaussures, je vendais de journaux, j’ai cherche de l’or, j’ai aidé a construire le port de Salvador. Tout étais passager j’ai toujours voulu vivre de mon art. mon art est être peintre, artiste.
Comment étais l’enseignement dans votre jeunesse ?Très dur. Dans chaque arrondissement il y avait un mestre pour enseigner et dans les jours de fête ( le moment décisif) , il était de règle rendre des comptes, montrer les élèves, montrer des choses nouvelles, des trucs, le déroulement, improviser, et généralement le mestre classait avec une boucle d’oreille, c’étais le prix, et il était de grande valeur, la preuve de ce que l’on méritait, Angola ou Gêge.)

Pastinha est la principale référence pour la Capoeira Angola brésilienne et internationale. Avoir été élève de Pastinha est un grand honneur et les lieux où il a enseigné sont devenus des lieux de pèlerinage pour les capoeristes du monde entier. Il en est de même pour Bimba en référence à la capoeira regionale. Cette reconnaissance viendrait de leur importance dans l’évolution de la capoeira et de leur statut de pionniers dans la formalisation de celle ci, c’est à dire la capoeira actuelle. Pastinha à son tour structure l’enseignement et la pratique de la Capoeira Angola.

« [En 1941] on m’a appelé pour former un groupe, pour tout organiser comme il faut, pour moraliser la capoeira. C’est moi qui ai créé le Centre de Capoeira Angola, j’ai commencé à bien enseigner la capoeira, comme un jeu et comme une lutte mais avec de la philosophie, car le capoeriste ne doit pas chercher les bagarres de rue, seulement se défendre quand il faut »

Bien-sûr il crée le premier centre de Capoeira Angola, situé au Pelourinho, centre historique de la ville de Salvador. Surtout il adapte l’enseignement et organise la pratique. La tenue reconnue actuellement des angoleiros, est celle que Pastinha a instaurée dans son Académie. Le tee-shirt jaune et le pantalon noir en référence aux couleurs de son équipe de football préférée. Même si actuellement les couleurs des tenues varient selon les académies de Capoeira Angola, la couleur jaune et noir restent la référence, celle par laquelle on identifie un « angoleiro », et la plus utilisée.

L’organisation de la roda et le nombre d’instruments actuels semble aussi avoir été mis en place par Pastinha, c’est-à-dire 8 instruments. Un neuvième aurait été utilisé par lui mais ne serait pas resté (Il avait l’habitude de marquer le rythme avec deux morceaux de bois de forme rectangulaire). Beaucoup des chansons et des rythmes de berimbaus ont été apportées par lui, mais surtout il aurait apparemment organisé un ordre dans le déroulement des chants pendant la roda. Il n’a pas inventé cet ordre mais l’a plutôt re-organisé à partir des bases anciennes, il en est de même pour les instruments.
La Capoeira Angola s’est ouverte peu a peu aux femmes et aux enfants et une pédagogie d’enseignement a été crée. Tout d’abord des cours ont été instaurés même si c’est une chose qui pourrait paraître évidente ce n’est pas le cas, car la capoeira s’apprenait en observant. Des enchaînements de mouvements étaient appris mais non par séquences comme la capoeira regionale. Une hiérarchie a été aussi définie : trois niveaux : trenel ou entraîneur, contra mestre ou contra maître et mestre ou maître. En revanche pas de graduation visible, c’est à dire pas de corde ou de ceinture, ni de couleur, mais un diplôme pour chaque niveau.
Il a aussi particulièrement adapté les mouvements: progressivement les coups sont beaucoup moins portés mais plutôt marqués, c’est-à-dire montrés mais arrêtés à temps. La ruse reste valorisée mais les affronts sont peu a peu « officiellement » déconseillés. Cependant, officieusement, ils continuent à faire partie de la Capoeira Angola.
Pastinha a aussi apporté sa philosophie de la capoeira, qui se revendique beaucoup plus du domaine de l’art que du sport.

“Capoeira de Angola só pode ser ensinada sem forçar a naturalidade da pessoa, o negócio é aproveitar os gestos livres e próprios de cada qual. Ninguém luta do meu jeito mas no jeito deles há toda a sabedoria que aprendi. Cada um é cada um (...). Não se pode esquecer do berimbau. Berimbau é o primitivo mestre. Ensina pelo som. Dá vibração e ginga ao corpo da gente. O conjunto da percussão com o berimbau não é arranjo moderno não, é coisa dos princípios. Bom capoeirista, além de jogar, deve saber tocar berimbau e cantar. E jogar precisa ser jogado sem sujar a roupa, sem tocar no chão com o corpo. Quando eu jogo, até pensam que o velho está bêbado, porque fico todo mole e desengonçado, parecendo que vou cair. Mas ninguém ainda me botou no chão, nem vai botar (...)”
“Tudo o que eu penso da Capoeira, um dia escrevi naquele quadro que está na porta da Academia. Em cima, só estas três palavras: Angola, capoeira, mãe. E embaixo, o pensamento: Mandinga de escravo em ânsia de liberdade, seu princípio não tem método e seu fim é inconcebível ao mais sábio capoeirista”.

(La Capoeira Angola peut seulement être enseigné sans force la nature des la personne, le négoce c’est de profiter des gestes libres et personnels de chacun. Personne ne lute de la même manière que moi, mais dans sa façon de lutter il y a toute la sagesse que j’ai appris. Chacun est chacun. On ne peut pas oublier le berimbau. Le berimbau est le primitif du mestre. Il enseigne par le son. Il donne la vibration de la ginga au corps. L’ensemble des percussions avec le berimbau n’est pas un arrangement moderne, mais c’est une chose de principe. Un bon capoeiriste plus que jouer, doit savoir jouer du berimbau et chanter. Et pour jouer il est nécessaire de jouer sans salir les vêtement sans toucher le sol avec son corps. Quand je joue, ils disent même que ce vieux est ivre, parce que je deviens tout mou et désaxé, on dirait que je vais tomber. Mais personne ne m’a mis a terre, ni me mettra.
Tout ce que je pense de lacapeoira, je l’ai ecrit un jour dans ce tableaux qui se trouve sur la porte de l’académie. La haut il y a trois mots : Angola, Capoeira, Mère et en bas la pensé : Mandinga d’esclave en anxiété de liberté, son principe n’a pas de méthode et sa fin est inconcevable pour le plus sage des capoeristes.)

La Capoeira Angola prend peu a peu forme sur le modèle instauré par Pastinha et sa diffusion se fait sous l‘image de la sauvegarde de la « traditionnalité » dont pastinha est vu comme la référence. Ceci dit malgré le fait que l’on reconnaisse actuellement qu' il y avait à la même époque beaucoup d’autre grands mestre de capoeira « angola » une grande tendresse entoure le personnage. Cette tendresse est accentuée a cause du contexte de sa mort, seul, pauvre et oublié après que l’Etat lui ait repris son Académie. Chaque capoeriste porte un pincement au cœur comme s’il se sentait fautif de vouer un tel culte à un personnage qu’on a laissé mourir à l’abandon, alors que la moindre photo de Pastinha est gardée comme un précieux trésor, et que son nom est connu du moindre capoeriste dans le monde entier.

La Capoeira Angola se veut gardienne de la tradition et intacte de toute modification, telle qu’en a pu subir la capoeira regionale. Cette légitimité m’interpelle si on prend en compte son évolution et les apports de Pastinha. Il est difficile de définir ce qui reste de la capoeira d’avant Pastinha et à quel point il aurait modifié les codes de pratique de celle ci.
Ce qui est sur c'est qu’il a posé énormément de bases de la capoeira actuelle, et que ce n’est pas pour cela qu’elle a perdu son essence ou qu’elle serait complètement dépouillée de ce qu’elle aurait pu être avant lui.
Il y a une opposition claire entre le discours de légitimité de la Capoeira Angola et son évolution socio-historique. On retrouve dans les écrits certaines influences ainsi que la récupération de la capoeira comme élément au service de certains discours.

  répondre en citant    voir le profil de cininho    email cininho  
cininho
87 messages

Posté le 24-05-2006 à 14:59:43

Et voila un complement ecrit par une amie, qui á travaille comme moi sur ce sujet.


Pour amorcer une discussion qui, on le sait, peut se révéler épineuse,
commençons peut-être par un peu d'histoire. Histoire de savoir comment nous en sommes arrivés là...

Le principal tournant dans l’histoire de la capoeira est amorcé en 1928 avec la parution du livre d’Annibal Burlamaqui Ginástica Nacional" (Capoeiragem). Il prépare la réconciliation de la capoeira avec le gouvernement et son officialisation.
Ainsi, en 1932, Maître Bimba (Manuel dos Reis Machado ) fonde la première académie officiellement registrée à Engenho Velho de Brotas, sous le nom de « Centre de culture physique et Capoeira Régionale de Bahia », mais c’est seulement en 1937 que la première « Académie de Lutte Régionale de Bahia » est reconnue officiellement, et qu’il reçoit un certificat de la part du Ministère de l’Education, la Santé et l’Assistance Publique, lui donnant licence pour enseigner la capoeira dans son académie.

Bimba était un grand joueur de capoeira Angola, mais il trouvait que cette dernière « laissait à désirer en termes de lutte » (d’après Itapoan en 1982). Il créa donc une nouvelle forme de capoeira appelée « Lutte Régionale Bahianaise » optant pour une rationalisation de la pratique : il distingue trois niveaux chez ses élèves et découpe l’apprentissage en huit séquences. Nombre de ses élèves viennent de classes moyenne et haute de la société bahianaise et, de fait, la capoeira gagne en reconnaissance sociale. Mais c’est au prix de son blanchiment : on n’accepte plus que les élèves qui peuvent attester d’une activité reconnue, comme les étudiants et ceux qui possèdent une carte de travail. De plus, il fut interdit de participer aux rodes de rues et à celles de capoeira Angola. Maître Gato précise :
« Peu de Noirs avaient l’opportunité d’aller apprendre la capoeira Regional à l’Académie de Bimba. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas de Noirs qui pratiquaient la Regional, mais pour six Noirs, il y avait soixante Blancs, alors qu’en Angola ils représentaient 80%. »

Et en 1953, Bimba et ses élèves font une présentation de Capoeira Régionale au palais du gouverneur à Salvador ; le président de la république Getùlio Vargas remarque : « la capoeira est l’unique sport véritablement national. » A cette époque commence de se répandre au Brésil une idéologie défendue par la propagande gouvernementale et mettant en avant le métissage harmonieux du Brésil, qui nourrit le mythe de la démocratie raciale. La capoeira Regional devient symbole de l’unité des Brésiliens dans le métissage ; mais c’est un métissage « propre », blanc, et cette nouvelle capoeira non seulement s’adresse à des catégories sociales plus élevées, mais a perdu toute trace de tradition, de rituels, et surtout de subversion.

En 1968 et 1969 ont lieu sur les bases de la Force Aérienne de Rio de Janeiro les premières réunions qui visent à unifier les codes, l’enseignement, le système d’évaluation qui régiront la capoeira Regional pour en faire un sport national ainsi que les premiers championnats de Bahia. En 1972, la capoeira est reconnue comme un sport par la Confédération Nationale des Sports, puis en 1983 la Confédération Brésilienne du Pugilisme publie Les règles officielles de capoeira. La bureaucratisation rapide et la nécessité de créer des associations et des organismes divers afin de gérer l’enseignement et les compétitions de capoeira suscitent des réactions contradictoires de la part des diverses académies. La capoeira étant d’origine populaire et ses règles s’étant transmises par le biais de l’oralité, ses conceptions diffèrent grandement d’une école à l’autre et il est délicat de s’entendre sur une seule acceptation de ce en quoi elle consiste. Quant aux maîtres, beaucoup considèrent que leur autorité serait bafouée s’ils acceptent de se soumettre à une confédération.

La capoeira Regional, peut-être afin de mieux se comparer aux autres arts martiaux, intégra, consciemment ou non, des éléments venant d’arts martiaux étrangers. Ainsi on la joue pieds nus, en uniforme blanc et l’on distingue les différents grades à l’aide d’une cordelette de couleur liée à la ceinture. Les attitudes physiques sont plus graves, plus sérieuses et, comme dans nombre d’arts martiaux asiatiques, on salue son maître à la fin du cours. Beaucoup de ceux qui la pratiquent justifient cette évolution comme naturelle et nécessaire, et l’on sent qu’il existe certaines conceptions évolutionnistes qui sous-tendent leurs propos. Ainsi :

“Dans toutes les parties du globe, chaque peuple possède une méthode plus ou moins élaborée de combat – autodéfense (...) qui se développe en faisant évoluer le progrès de la civilisation (…) » (Senna, 1980, p. 11)

L’expansion du tourisme et sa tendance à intégrer la capoeira à des représentations folkloriques créent des rivalités entre les académies qui souhaiteraient profiter des faveurs de l’Organisme du Tourisme de Bahia. Alejandro Frigerio explique le processus de folklorisation qui s’ensuivit :

“Commença ainsi ce que nous pourrions appeler le processus de légitimation sociale de la capoeira, non seulement elle n’est plus considérée comme une pratique marginale, mais elle commence à être également valorisée en tant que lutte et en tant que tradition culturelle bahianaise.
Commence également cependant, avec cette légitimation, un processus de « décaractérisation » (pour utiliser un vocabulaire populaire entre angoleiros) de la capoeira. Sa pratique diminue dans le milieu qui lui a donné naissance, la rue et les fêtes des places publiques, pour éviter les associations avec le milieu populaire, avec
son passé trouble et on ne la pratique plus que dans des enceintes fermées, des écoles qui servent de lieu de vie pour les maîtres.
Un des facteurs qui ont le plus contribué à sa décaractérisation (Rego, 1968, p. 361) est l’organisme municipal de tourisme de Bahia lui-même. Il programmait fréquemment des présentations pour les touristes, et les académies commencèrent à se disputer pour obtenir ses faveurs, ajoutant des ingrédients différents (samba de roda, pilhérias, etc.) à leurs présentations, afin de les rendre plus agréables au touriste.
Ainsi la capoeira se « foklorisa ». Au lieu de s’imposer comme une manifestation culturelle populaire, avec ses caractéristiques propres, elle présenta une image altérée d’elle –même, recherchant ce qui impressionne et plaît le plus au touriste. »

La capoeira Angola profita également de cette folklorisation pour acquérir une reconnaissance auprès du public. En effet dès 1941, Maître Pastinha (Vincente Ferreira Pastinha) fonde son académie, le « Centre Sportif de Capoeira Angola » au Pelourinho. La plupart des capoeiristes considèrent que c’est Maître Pastinha qui a permis la revalorisation de la capoeira Angola, et lui-même a déclaré :
« Aujourd’hui la capoeira a beaucoup changé, je l’ai sortie de la boue, de la rue, dans un temps où l’important était de ne pas toucher le sol avec le corps pour ne pas se salir. Aujourd’hui la capoeira est dans les salons, elle est entrée dans la haute société, elle a monté les escaliers. Il y a beaucoup de gens importants qui jouent et elle est très utile. […] C’est moi, Vincente Ferreira Pastinha qui l’ai fait réussir, avec beaucoup d’aide, mais c’est moi. »

Pastinha s’est lié d’amitié avec des personnalités artistisques bahianaises de renom, tel que Jorge Amado et Carybé, qui le soutinrent lors de la publication de son ouvrage Capoeira Angola (Amado rédigea une présentation du livre tandis que Carybé illustra la couverture). Carybé publie en 1955 O jogo da capoeira, Jorge Amado—l’écrivain brésilien le plus lu dan le monde—décrit un capoeiriste dans son roman Bahia de Todos Santos en 1961. Ecrivains, dessinateurs ou ethnologues commencent à se pencher sur son existence et participent à la faire connaître, d’abord au Brésil, puis dans le monde. Waldeloir Rego publie son ouvrage Capoeira Angola—essai socio-ethnographique six ans plus tard.

Pastinha pris le parti de développer une forme de capoeira qui reste au plus près de ses racines afro-brésiliennes, allant jusqu’à chercher en Afrique les traces des origines de la capoeira : en 1966 il se rend à Dakar, accompagné d’une délégation de maîtres de capoeira à l’occasion du Festival des Arts Africains.
L’article de Simone Ponde Vassalo condamne l’existence d’une capoeira purement noire ou africaine et décrit le processus de construction de ce paradigme de pureté de la capoeira Angola. Elle présente entre autres une hypothèse de la formation de l’expression capoeira Angola, en montrant que Pastinha aurait été le premier à utiliser cette expression. Il se serait inspiré d’une catégorisation présentée par Edison Carneiro en 1937, qui distingue neuf modalités de capoeira (Angola, Angolinha, São Bento Grande, São Bento Pequeno, Jogo de dentro, Jogo de fora, Santa Maria, Conceição da Praia, Assalva Senhor de Bonfim)—en réalité, Carneiro aurait confondu les différentes toques de berimbau avec des formes de capoeira. Il s’inscrivait ainsi dans la défense des survivances africaines au Brésil, mouvance en vogue à l’époque dans le mileu artistique et intellectuel qui l’entourait et qui lui aurait permis d’acquérir une certaine reconnaissance de sa pratique.
A la suite de quoi, la capoeira Angola s’organise. En 1982, Maître Morais établit le siège du GCAP (Groupe de Capoeira Angola Pelourinho), qu’il a fondé deux ans plus tôt au Fort San Antonio, où João Pequeno de Pastinha vient également établir son académie la même année. Ce lieu est devenu aujourd’hui un objectif de pèlerinage pour les capoeiristes du monde entier qui se rendent à Salvador. Comme son nom l’indique João Pequeno est un élève du grand maître Pastinha et c’est aujourd’hui l’un des plus anciens maîtres de capoeira Angola qui enseignent encore. Les capoeiristes s’organisent par filiation de maîtres, et ces familles deviennent à cette époque des groupes, qui adoptent un sigle et un nom, le plus souvent d’après le quartier où ils s’entraînent.

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jimmycebolinha
303 messages
Posté le 29-05-2006 à 13:41:15

eh bien le temps qu'il lise tout ça il aura raté le début de saison !
les capoeristes angola et régionale n'aspirent pas aux mêmes choses (je parle pas d'aspirer de la fumée lol)
j'aime les deux styles mais force est de constater que beaucoup de choses les séparent ... et ce n'est pas plus mal ! c'est un peu comme le foot américain et le rugby !
bon du temps que tu lises les autres posts et que tu arrives au mien de l'eau aura couler sous les ponts !
bienvenue en tous cas dans la famille capoeira !

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Super Sonik
822 messages

Posté le 29-05-2006 à 15:47:17

Bon je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce qui a été dit là. C'est aussi très subjectif.


Je cite:
"mais pour six Noirs, il y avait soixante Blancs"
- Il est vrai qu'il y avait bcp de blancs, mais le rapport est extrêmement exagéré. En témoignent ces photos:
http://www.capoeira-angola.de/first-academies.html

"Quant aux maîtres, beaucoup considèrent que leur autorité serait bafouée s’ils acceptent de se soumettre à une confédération."
Il s'agit plutôt de ne pas reléguer la capoeira au même rang que le tennis...

"La capoeira Regional, peut-être afin de mieux se comparer aux autres arts martiaux, intégra, consciemment ou non, des éléments venant d’arts martiaux étrangers."
- C'est consciemment que Mestre Bimba a ajouté des éléments d'arts martiaux asiatiques, mais rien de plus que certaines techniques et l'idée d'un système de graduation.

"Ainsi on la joue pieds nus, en uniforme blanc... ... et, comme dans nombre d’arts martiaux asiatiques, on salue son maître à la fin du cours."
- On ne jouait pas (toujours) pieds nus chez Bimba et si c'est le cas actuellement dans les groupes regionais, ce n'est pas dans un souci de respect pour la salle comme chez les asiatiques, mais plutôt de confort (car n'oublions pas que la regional est plus sportive que l'angola, les chaussures gênent) ou d'hommage envers les esclaves qui pratiquaient pieds nus (le blanc leur interdisant de se chausser pour limiter ou ralentir les fuites).
C'est le cas aussi pour l'abada, semblable à ce que portaient ces derniers, dont la couleur blanche n'a aucun lien avec l'uniforme des arts martiaux asiatiques, mais plutôt avec le coton, sans oublier qu'elle ajoute du prestige au capoeiriste qui ne le salit pas en jouant.
Sinon, certains groupes trouvent légitimement qu'il est ridicule de rendre hommage à une époque sombre et révolue, et portent donc des "malhas" aux couleurs de l'afrique ou du brésil.
J'ajoute enfin que c'est la première fois que j'entends parler du salut envers l'enseignant à la fin du cours.

- Quant à la folklorisation de la capoeira et son adaptation pour les représentations pour touristes, elle est mise à l'index par la majorité des groupes de capoeira, qui ont justement attribué le terme péjoratif "saroba" à leur capoeira. Ne confondez pas la capoeira regional avec la capoeira saroba (pour touristes) des pauvres bahiannais qui n'ont finalement presque que ça pour vivre.

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jimmycebolinha
303 messages
Posté le 29-05-2006 à 18:31:20

la capoeira emprunterai donc bien des aspects de la religion ...
doit-on s'en féliciter ou s'en inquièter ?
ps: ça peut paraître idiot mais bon les plus sages comprendront où je veux en venir ...

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ofineth
930 messages

Posté le 29-05-2006 à 18:51:44

Ben au Brésil j'ai bien peur qu'on ait guère plus que la religion dans quelques cas...... Puis ne généralisons pas, au Brésil la religion est assez vague et imprécise, la preuve en est qu'en capoeira se mêlent chants de tradition catholique (Ave Maria meu Deus.....), mais aussi des éléments des croyances Orixas.
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Bahia bahia!

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paltou
1154 messages
Posté le 30-05-2006 à 01:27:13

je rajoute juste un truc par rapport au abada !! si ils étaits blancs ... ce n'est pas par rapport au coton mdrrr!c'est juste que c'était les fringues des esclaves et que le blanc c'est voyant!!genre si ils fuyait dans la foret c'etait plus simple de les attraper en blanc qu'en traillis camouflage!!!
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Super Sonik
822 messages

Posté le 30-05-2006 à 01:51:32

c'est ce que je voulais dire lol jte jure.
genre allusion au fait qu'ils cueillaient le coton blablaba^ojzekngkbner oubliez-moi.

sinon par rapport à la religion j'espère que tu n'insinues pas que je suis endoctriné ou quoi, mais je donnais mon avis, je nuançais, je corrigeais... tant pis si tu ne partages pas mon opinion ^^

mais t'es mon ami quand même et j'adore l'angola lol (bisou)

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jimmycebolinha
303 messages
Posté le 30-05-2006 à 10:44:16

je ne visais personne en particulier je faisais une simple constatation .
De cette constatation ou autre question: n'est-ce pas ambigu de chanter des louanges au seigneur lors de rodas tout en étant athé ou de confessions autres que chrétienne ?
c'est pas que ça m'empèche de dormir mais bon où commence la danse martiale et où finisses les actes religieux...
(j'suis pas en forme moi le matin ?)

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ofineth
930 messages

Posté le 30-05-2006 à 11:00:03

Ben perso je ne chante pas de chansons religieuse (même si j'y réponds), pour un souci de conviction. Les mestre/profs respectent en principe.
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Bahia bahia!

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jimmycebolinha
303 messages
Posté le 30-05-2006 à 11:03:51

j'me posais la question parce que on peut aimer la capoeira sans adhérer à toute la panoplie non ?
c'est d'ailleurs cela la différence entre assoc' et secte !

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